Les déclarations de M. Hosni
Le 01-06-2008 par Guillaume de Dieuleveult
Ministre égyptien de la Culture et candidat à la présidence de l’Unesco, Farouk Hosni, s’est dit favorable à une normalisation culturelle avec Israël, après avoir déclaré être prêt à brûler les livres israéliens.
Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, violemment critiqué en mai par Israël pour des déclarations jugées anti-israéliennes, a affirmé mardi qu'il "rêve" d'une normalisation culturelle avec l'Etat hébreu sitôt qu'il aura conclu un accord de paix avec les Palestiniens, selon l’AFP.
Candidat à la tête de l'Unesco, Farouk Hosni s'est attiré les foudres d'Israël et du centre Wiesenthal pour une réflexion lancée à un député islamiste lui reprochant la présence de livres israéliens dans les bibliothèques égyptiennes. "Je brûlerais moi-même des livres israéliens si j'en trouvais dans les bibliothèques égyptiennes", avait-il déclaré au député Mohsen Radi, apparenté aux Frères musulmans, début mai dans un couloir du Parlement.
La semaine dernière, Farouk Hosni avait expliqué à l'AFP que ses propos avaient été sortis de leur contexte par ses détracteurs. "J'étais énervé par son insistance, et cette phrase veut seulement dire en arabe que quelque chose n'existe pas", a-t-il déclaré. Pour Farouk Hosni, ministre de la Culture depuis 21 ans, "c'est une grande erreur qu'on ait pas encore traduit des livres israéliens. J'ai demandé officiellement qu'on le fasse, et si des gens protestent, je m'en fous".
Mais il s'est déclaré contre la normalisation culturelle avec Israël, toujours absente trente ans après les accords de Camp David, prélude au traité historique de paix en 1979 avec l'Etat hébreu, avant un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. "Il ne faut pas gâcher cela. C'est un rêve. Nous devons attendre le moment juste qui viendra quand Israël aura signé la paix avec les Palestiniens. Si c'est demain, je serai le lendemain au premier rang pour cette normalisation".
Dialogue des cultures
Farouk Hosni s'est engagé à "oeuvrer pour le dialogue des cultures", s'il était choisi pour succéder à Koïchiro Matsura comme directeur général de l'Unesco, l'Organisation de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture. "C'est un atout pour Israël que je sois nommé à ce poste parce que je vais oeuvrer à la réconciliation", a-t-il assuré, affirmant qu'il avait "fait tout son possible" pour restaurer le patrimoine juif en Egypte.
La phrase de Farouk Hosni, a suscité une protestation officielle d'Israël et le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la recherche d'anciens criminels nazis, a estimé qu'il s'était disqualifié pour devenir patron de l'Unesco.
Les pays arabes n'ont pu s'entendre sur sa candidature, le Maroc en ayant présenté une autre. "C'est un grand malheur que le monde arabe ne réussisse pas à trouver un consensus", a-t-il estimé.
(avec AFP)
La conférence des juifs du Caire annulé pour des raisons de sécurité
Ce devait être un voyage de cinq jours dans le pays qu’ils ont quitté, il y a une cinquantaine d’année. Le "Congrès des juifs d’Egypte" s’est vu annuler le voyage pour des raisons de sécurité, quelques jours avant le voyage.
Selon les membres de cette association, le présentateur de télévision Amr Adib a consacré une émission à ce projet de voyage, estimant que le but réel était de réclamer les propriétés qui leur avaient appartenu au Caire et à Alexandrie.
Cette annulation intervient alors que les anciens juifs d’Egypte semblent plus divisés que jamais. Selon Levana Zamir, la directrice du "Congrès des Juifs d’Egypte", Carmen Weinstein, la présidente de la Communauté Juive du Caire, "craint qu'on ne vienne lui prendre les pouvoirs qu'elle détient sur les Synagogues et sur les biens de la Comunauté." Sur le site de la Comunuauté Juive du Caire, un texte nie toute légitimité à l’organisation de Levana Zamir.

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