Mobinil passe enfin au 3G
Le 28-10-2007 par Arnaud Saint Jean
10 ans après avoir introduit le téléphone portable en Egypte, Mobinil acquiert sa licence 3G. Malgré la réticence de son milliardaire de propriétaire et les incertitudes d'un marché encore inexistant.
En mai 1998, Mobinil créait une révolution en introduisant le téléphone mobile en Egypte. Après Vodafone et Etissalat, Mobinil est devenu le troisième opérateur à acquérir une licence 3G en Egypte. Organisée au Smart Village, vitrine de la haute technologie en Egypte et officiellement placée sous le patronage du Premier ministre Amed Nazif, la signature s'est faite en grande pompe, en présence du ministre de la Communication et de l'Information Tarek Kamel. Beaucoup de fastes pour célébrer l'entrée tardive de l'opérateur historique dans le marché de la bande large.
Sawiris pas enthousiaste
Traduction aussi, peut-être, d'un certain soulagement de la part des autorités égyptiennes. Car Mobinil, filiale de Orange et d'Orascom, a longtemps rechigné à investir dans le 3G. Trop cher, trop incertain, peut-être précipité... Le magnat égyptien des communications, Naguib Sawiris, propriétaire d'Orascom et père de Mobinil, nous déclarait il y a quelques semaines encore ne pas y croire vraiment : "Ce n'est un secret pour personne, je ne suis pas très enthousiaste envers la technologie 3G. Ceux qui ont investi dedans ont jusqu'à présent dépensé énormément d'argent, pour aucun résultat".
L'homme le plus riche d'Egypte ne cache pas ses vraies priorités : renforcer sa main mise sur les opérateurs des pays méditerranéens et, surtout, profiter pleinement de la privatisation du marché des lignes fixes, annoncée pour très prochainement en Egypte.
La tête ailleurs, Mobinil a donc pourtant rejoint ses deux concurrents dans le domaine encore incertain du 3G, technologie nouvelle génération qui représente pour la téléphonie mobile ce que l'ADSL fut pour l'Internet : avec des flux d'informations démultipliés, le 3G ouvre la porte aux applications telles que la vidéo sur portable, ou la connection haut débit à l'Internet. Un marché coûteux pour une population au très faible pouvoir d'achat.
Comme un geste de remerciement
Selon plusieurs acteurs du secteur, le ralliement tardif de Mobinil tiendrait à trois facteurs. D'abord, la nécessité de se placer dès aujourd’hui sur un marché qui, même à long terme, devrait finir par se développer. Ensuite, la pression d'Orange, actionnaire principal et beaucoup plus motivé que son partenaire égyptien. Enfin, certains voient dans cette licence un cadeau fait par Naguib Sawiris aux autorités égyptiennes, soucieuses de ne pas voir la licence remportée par un autre groupe étranger. Un geste de remerciement envers les efforts faits par le gouvernement pour la libéralisation du marché et l’amélioration des infrastructures de télécommunication.
Un cadeau qui a son prix, tout de même : 610 millions de dollars. "Cette somme s'ajoute à nos investissements actuels pour élargir et améliorer notre réseau", a expliqué Iskander Shalaby, président de Mobinil. L’opérateur qui espère atteindre les 15 millions d'abonnés d'ici la fin 2007.
Commentaires
Vous
C'est très bien de passer à 3G. Félicitations. Mais avant il faut étre capable de réparer les pannes en 24 heures comme c'etait avant quand Mobinil ont commencé en Egypte. Maintenant nous devons attendre 3 jours et encore les pannes pas encore réparées. Si vous voulez en savoir plus de ces pannes à me contacter par e-mail our par téléphone maison vu que la panne de mon portable est que je n'entends personne quand je suis appelé, dans mon quartier à Heliopolis. e-mail: mdoss@ifao.egnet.net
Anne
Je trouve le prix du téléphone hors de prix pour les egyptiens.. Je ne vois pas trop l'intéret de ce genre de prestations.. Il vaut mieux d'abord améliorer le réseau et baisser le prix des communications..

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