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Le 04-02-2007 par Arnaud Saint Jean
La 39ème édition de la Foire Internationale du Livre du Caire se termine ce dimanche. En attendant les chiffres officiels, qui révèleront si une fois encore, la fréquentation est en hausse, retour sur le pavillon français, en compagnie de la libraire Agnès Debiage.
Depuis que la Foire Internationale du Livre du Caire accueille un pavillon français, Agnès Debiage n’a pas raté l’évènement. Propriétaire de la librairie Oum el Dounia, dans le centre ville, elle tire déjà un bilan très positif de cette édition 2007. "Cette année encore, ça s’est très bien passé. Et ce que l’on remarque, c’est que la demande est très concentrée autour des livres pour enfants et des livres de référence, comme les dictionnaires ou les manuels de langues. Finalement, il n’y a pas beaucoup de lecture plaisir chez l’adulte." Une niche très scolaire, donc, qui s’explique par l’importante présence de l’enseignement en français en Egypte. Ecoles privées ou filières francophones, les réseaux de l’Education fournissent aux libraires une belle proportion de leur clientèle. De quoi envisager l’avenir avec sourire ? "Avec le nombre d’écoles qui suivent un programme francophone, nous sommes optimistes pour les années à venir. Les enfants qui aujourd’hui suivent un cursus français en Egypte prennent le goût de la lecture et la demande, de la part de leurs parents, est en hausse. Nous espérons que ces enfants deviendront des adolescents qui lisent."
Un pavillon privilégié L’année dernière, le pavillon français avait accueilli 20 000 visiteurs, sur un ensemble de 3 millions annoncés par la Foire. Un score très honorable que le pavillon tricolore doit à certains privilèges. "Nous sommes très gâtés. D’abord parce que le français reste la seule langue à avoir un vrai pavillon entièrement dédié. Et grâce au travail de toutes les librairies, qui ont fait beaucoup d’efforts, notre pavillon n’a cessé d’améliorer sa présentation." La présentation, un enjeu majeur, quand on sait que l’impact d’une telle Foire se mesure avant tout au niveau de la visibilité. "L’intérêt est d’abord d’être là, pour que les gens ne nous oublient pas. C’est vrai que commercialement, cela nous permet de toucher un public rassemblé, plus large. Mais cela engendre des coûts, surtout pour le pavillon. Et finalement, l’intérêt est davantage dans la communication qu’au niveau du chiffre d’affaires."
Peu d'étrangers Les chiffres officiels de cette 39ème édition ne sont toujours pas connus, mais "il n’y a pas eu énormément d’étrangers , finalement" remarque Agnès Debiage. "Peut-être parce que l’endroit reste difficile d’accès, surtout le weekend où c’est un vrai parcours du combattant. Ce qui nous a peut-être coûté quelques visites, c’est que le CFCC ait décidé de délocaliser ses conférences au Centre de Mounira. C’est peut-être pratique, mais ça n’incitait pas vraiment les Français à se déplacer jusqu’à Madinet Nasr."

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