L'art contemporain au Caire
Le 17-12-2006 par Guillaume de Dieuleveult
Le pharaon qui louche, au rez-de-chaussée du musée d’Art moderne, inquiète le curieux venu visiter les œuvres présentées dans le cadre de la Dixième Biennale d’Art contemporain du Caire.
Va-t-il encore avoir droit à une débauche de ces oeuvres dorées à la bombe, kitsches et néo-pharaoniques dont l’art officiel Egyptien se fait une spécialité ?
Heureusement, non. En suivant les marquages bleus et rouges sur le sol – c’est bizarre, ils passent par la boutique de souvenirs - le visiteur traverse une vingtaine de salles. Là sont exposées les œuvres, assez inégales, des soixante artistes internationaux conviés par Farouk Hosni, le ministre égyptien de la culture et Ahmed Fouad Selim, le commissaire général de cette manifestation qui a débuté en 1984.
Ce dernier a donné à la biennale le thème suivant : "L’image et son temps". Et s’est fendu, pour éclaircir son propos, d’un "Manifeste" qui sonne comme un poème de Jean Cocteau... Morceaux choisis. "L’image et la statue sont les preuves de la première naissance et les deux témoins de la mort." "L’image parle toujours en la personne de l’explicite. Elle raconte cette impossibilité réfractaire à notre imagination, à cause du travail de la mort." Ou encore "Dans le corps de l’image, on voit la première naissance, et on y voit également les pages tourner. Puis commence le temps de la mort."
Alif n’a pas la prétention d’être critique d’art. Aussi nous vous proposons quelques photos prises sur place. En vous invitant fortement à aller vous faire votre propre idée.
Jusqu’au 15 février. Au Musée d’art contemporain du Caire, Centre al Gezira (près de la salle de concert de l'opéra).
"Sweet land", de Melina Shukiourogloy (Chypre).

Roland de Jong-Orlando (Hollande).
Finalement, ce qui plait le plus, c'est l'inusable tableau avec une image en 3D...

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